L'association développement rural France-Burkina,a pour objectif de lutter contre l'excision, avec l'aide des bénévoles, nous ferons des campagnes de sensibilisation auprès des populations rurales .
Selon le rapport des deux chercheuses de l'INED,Armelle Andio et Marie Lesclingand, il y aurait dans le monde entre 100 et 400 millions de femmes ayant subi des mutilations sexuelles, en France, on recense 53000 femmes excisées. Le meilleur moyen de faire évoluer les mentalités étant de développer les connaissances, sur un sujet qui reste, aujourd'hui encore, très mal connu.Les institutions internationales et gouvernementales en Afrique,prennent de plus en plus conscience de la gravité de ce fléau.
En Afrique, l'excision est perçue comme normale, c'est un rite de passage. Elle rendrait les femmes fidèles, et leur permettrait de réduire le nombre de fausses couches.Dans les familles, une femme excisée aurait moins de difficultés pour son avenir, c'est contre ces fausses vérités qu'il faut lutter.
Au Burkina, on assiste à un véritable travail dans les écoles primaires. On tente de faire comprendre aux jeunes garçons et jeunes filles pourquoi l'excision doit être stoppée. C'est grâce à cette nouvelle génération en marche, que l'on arrivera à faire changer les mentalités sur cette pratique. Néanmoins, des efforts de persuasion restent encore à faire, c'est avec votre soutien, que notre association va s'y engager.
Voici maitenant quelques lignes extraites d'un article:
"Pourquoi les exciseuses ne déposent pas les couteaux?
En partie à cause de la pression passive du village. L'excision suit en effet la règle de la demande et de l'offre:"tant qu'il y a des gens qui veulent faire exciser leur fille, les exciseuses peinent à déposer les couteaux".
Parfois de gré, pour respecter la tradition, parfois de force. Il existe une pression passive du village qui les nourrit, les loge, et leur fait du chantage en disant que si elles n'excisent pas, elles auront des problèmes.Donc étant au sein d'une communauté, on menace de les excommunier. C'est un risque que ne peuvent pas courir ces vieilles femmes, elles n'ont pas grand chose, pas de famille pour les soutenir. La pression est particulièrement forte pour les exciseuses renommées(qui sont aussi les plus âgées).En effet, beaucoup de personnes ne veulent pas faire exciser leur enfant par une neophyte, ils se tournent donc naturellement vers les plus âgées, pensant qu'elles ont la main. La cote des vieilles femmes ne tient pas compte de la baisse de leur acuité visuelle, qui conduit parfois à une véritable boucherie mortelle.
Dans ce contexte, la justice Burkinabè a durci le traitement de ces affaires.Dans un premier temps, pour sensibiliser, on fait tout pour donner du sursis, mais les peines avec sursis sont mal comprises, pour les exciseuses cela équivaut à une relaxe et une autorisation de recommencer. Avec la pression du CNLPE, il y a maintenant plus de prison ferme.
Une possibilité de stopper les exciseuses, serait de leur proposer une reconversion. Certains leur donnent de l'argent pour monter une AGR(activité génératrice de revenus). A leur sortie de prison, si elles le souhaitent, elles sont amenés à s'organiser en association ou à en intégrer une qui exciste déjà, pour monter des AGR.
Je voulais vous présenter un réalisateur, Monsieur Sembène Ousmane, il a réalisé son dernier film au Burkina, sur l'excision.
Dans un village africain, il est le temps du rituel ancestral de l'excision, considéré comme une purification des femmes. Collé Ardo, seconde épouse de Bathily, un notable du village a, 7 ans auparavant, refusé de faire exciser sa fille. Ce matin là, quatre fillettes se prosternent à ses pieds, elles ont échappé aux exciseuses et lui demandent protection. Elle accepte, et leur accorde ainsi le "Moolaadé", un droit d'asile qui peut entrainer la malédiction sur quiconque le violera.
Dans le village, le conseil des hommes est révolté, Collé remet en cause leur position ainsi qu'une somme de traditions ancestrales.
Vous trouverez ce film en vente au prix de 19€, accès direct en cliquant sur le lien suivant.
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